« Je ne suis pas une criminelle » : les explications d’une nounou filmée à son insu en train de secouer un bébé
Un drame domestique se déroule dans la capitale française. Une scène de violence sur un tout petit enfant a été capturée par un dispositif de surveillance, conduisant à l’arrestation d’une personne chargée de veiller sur lui. L’affaire soulève des questions sur la sécurité des enfants confiés à des professionnels de la garde.
Des images accablantes révèlent la maltraitance
En mai dernier, une caméra de surveillance installée au domicile d’une famille parisienne a enregistré des images troublantes. Une nounou de 44 ans, originaire des Philippines, a été filmée en train de secouer violemment le nourrisson dont elle avait la charge.
Le bébé, âgé de seulement 4 mois, a subi des blessures suffisamment graves pour justifier une estimation d’incapacité totale de travail d’au moins dix jours. L’enfant a depuis été rendu à ses parents et son état de santé fait l’objet d’une surveillance médicale étroite.
Placement en détention provisoire
Face à la gravité des faits révélés par l’enregistrement vidéo, la justice a réagi rapidement. Un juge du tribunal judiciaire de Paris a ordonné le placement en détention provisoire de la prévenue.
Cette mesure intervient dans l’attente d’un éventuel procès pour violences sur mineur. L’enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes de l’incident et déterminer les responsabilités pénales.
La prévenue clame son innocence
Malgré les preuves vidéo, la femme de 44 ans conteste les accusations portées contre elle. Lors de son audition, elle a tenu à exprimer ses regrets tout en se défendant d’avoir commis un acte criminel.
« J’ai demandé pardon à la mère, je ne suis pas une criminelle, je ne suis pas une terroriste », a-t-elle déclaré. Ces propos témoignent de sa volonté de minimiser la portée de ses gestes, alors que les images semblent démontrer le contraire.
Une affaire qui interroge sur la garde d’enfants
Ce fait divers relance le débat sur les conditions de surveillance et de sélection des nounous. De nombreuses familles font confiance à des professionnels pour s’occuper de leurs enfants en bas âge, souvent sans possibilité de contrôle permanent.
L’utilisation de caméras de surveillance dans les foyers se démocratise progressivement, offrant aux parents un moyen de vérifier les conditions de garde. Dans ce cas précis, le dispositif a permis de révéler des actes de maltraitance qui auraient pu passer inaperçus.

